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Le DIF : un dispositif qui plaît aux petites entreprises

Ils sont plus de 60 % à le plébisciter et les demandes concernent maintenant presque une entreprise sur trois alors que l’an dernier on n’en était encore qu’à une sur cinq.

C’est le résultat d’une étude de l’Agefos, l’organisme de formation, qui l’affirme : le Droit Individuel à la Formation (DIF) vient en premier parmi les demandes faites par les salariés.

Ils sont plus de 60 % à le plébisciter et les demandes concernent maintenant presque une entreprise sur trois alors que l’an dernier on n’en était encore qu’à une sur cinq. Il faut rapprocher ce résultat des demandes de congé individuel de formation (CIF) pour mesurer toute l’importance du phénomène car ces dernières ne plafonnent à 1 % des demandes.

Rappel : c’est quoi le DIF ?

Un droit créé pour les salariés depuis 2004 qui leur permet de bénéficier de 20 heures par an pour suivre une formation payée par l’entreprise dont ils décident du sujet sur lequel, quand même, l’employeur doit donner son accord.

Ce temps est cumulable d’année en année sur six ans maximum au bout duquel, en cas de non utilisation, il reste plafonné à 120 heures. Les salariés à temps partiels ont également droit à ce dispositif, bien évidemment au prorata du temps de travail. C’est également le cas pour les salariés en CDD qui, au bout de quatre mois peuvent en bénéficier.

L’employeur peut bien sûr refuser une fois la formation mais il doit en donner les raisons et si le désaccord persiste, le salarié peut faire appel à l’organisme de gestion du CIF (Congé Individuel de Formation) dont relève l’entreprise. Sa demande doit alors y être examinée en priorité.

Lorsque la formation a lieu en dehors du temps de travail, le salarié a droit à une allocation égale à 50 % de son salaire. Il peut également faire cette formation, si l’employeur en est d’accord, sur son temps de travail. Dans ce dernier cas, son temps de formation est évidemment payé à taux plein par l’employeur.

L’intérêt du DIF réside également dans le fait que les droits acquis par le salarié sont « portables ». C’est-à-dire que, en cas de départ de l’entreprise, ils le suivent chez le nouvel employeur.

Parmi les autres informations que nous donne cette étude nous apprenons que près de 3 entreprises sur 4 se contentent de l’obligation minimale en ce qui concerne le financement de la formation, soit une contribution correspondant à 1,5 % de sa masse salariale annuelle. Il est à noter également que l’AGEFOS a relevé dans son enquête que les intentions de dépenses des employeurs sur ce thème pour l’année à venir se maintenaient au même niveau que cette année.

Source : Comptanoo

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