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Nous sommes « tout en peau »

Digipuncture ou Massage parent-bébé : un "oui" à la vie !

« Les humains ne peuvent survivre sans le toucher, c’est un besoin fondamental » explique le Dr Ashley Montagu, célèbre anthropologue dans son livre « La peau et le toucher, un premier langage ».

Lors des séances de digipuncture, ce contact essentiel vient toucher le nourisson qui est toujours en nous. De nombreuses études ont prouvé l’intérêt du massage bébé. Vous trouverez ci-dessous un extrait d’un article qui explique pourquoi à l’occasion de la Semaine nationale du Massage Parent / Bébé 2019 organisée par l’association Française de Massage pour bébé, l’occasion de découvrir l’art de la communication avec son bébé à travers le toucher nourrissant.

Du 7 au 13 octobre 2019, les instructeurs se mobilisent dans toute la France, pour organiser des interventions, des rencontres et des animations autour du massage pour bébé : des présentations, expositions de photos, animations musicales. Cet événement se veut gratuit et festif ! Alors n’hésitez pas à venir les rencontrer à cette occasion et découvrez les bienfaits du massage.
Extraits d’un article de Marie-Thérèse Ribeyron paru dans le Guide Ressources, vol. 7, no. 4, 1991 :
Au commencement était la peau

Petit fœtus part vers la lumière du jour en soulevant une tempête sur son passage. Il connaît alors d’intenses et violentes étreintes. Puis le vide, ce choc tactile de la brusque émergence dans le néant. L’anthropologue Margaret Mead parle du « choc de la peau ».

Bébé est entré dans un nouveau monde qu’il ressentira et vivra comme une merveilleuse symphonie ou comme un désert angoissant, selon qu’il sera touché ou pas.

À la naissance, bébé est tout en peau. Le toucher est le seul sens pleinement développé. « C’est comme si tout son corps était des millions d’yeux, des millions de nez et des millions d’oreilles », explique Odette Lefèvre, une Québécoise qui a fait sa maîtrise en éducation sur la peau et le toucher.

Les travaux de Tiffany Fields, du Medical School de l’Université de Miami, ont démontré que le toucher est une nourriture essentielle aux nouveaux-nés. Dans 47% des cas, les bébés nés prématurément et massés pendant 15 minutes fois par jour ont pris du poids plus vite que les bébés laissés à eux-mêmes.

Selon diverses recherches, les stimulations tactiles sont nécessaires au développement du système immunitaire, digestif et respiratoire du nouveau-né. Le développement du système nerveux du cerveau dépend aussi des stimulations tactiles et les autres sens se développeront d’autant mieux - une vision, une audition, un odorat riches en détails - que la peau aura été bien stimulée.

Bébé va construire sa réalité et découvrir le monde en le touchant. Mais, d’abord, le monde devra le toucher. Seule sa peau le renseigne sur le monde extérieur, lui dit s’il est en danger, lui fait savoir si sa mère l’aime ou ne l’aime pas.

Dans Le cri primal, Arthur Janov dit : « Un environnement chaleureux plus tard dans la vie ne fait pas disparaître les premiers traumatismes. L’absence de toucher au début de la vie crée une surcharge de peur qui se transforme en angoisse latente. » « J’ai revécu en primal l’abandon du corps maternel qui me laissait seul dans le désert et l’angoisse totale pendant les quatre heures entre les tétées prescrites. Je pleurais, je hurlais ma peur, mon angoisse, ma terreur. Si on ne venait pas, j’allais mourir. Personne ne répondait. Je hurlais, hoquetais jusqu’à ce que épuisée, je me réfugie dans le sommeil où au moins j’étais à l’abri », raconte Jeanne.

Les anthropologues et les voyageurs se sont toujours étonnés de ne jamais entendre de pleurs d’enfants chez les autochtones du Grand Nord, les Amérindiens, aux Indes, à Bali et dans toutes les sociétés où les bébés sont portés constamment contre la mère. Celle-ci allaite son bébé sur demande, le garde accroché au sein ou dans ses bras, le couche avec elle jusqu’à ce qu’il décide de partir explorer le vaste monde.

Leur besoin de contact satisfait, les bébés n’ont pas besoin de signaler leur désarroi et leur détresse par des cris. En grandissant, ces enfants ne restent pas collés à leur mère, ne pleurent pas avant de s’endormir. Ils sont capables d’entrer en véritable relation avec les autres. Ce sont les enfants magiques décrits par J. C. Pearce. Heureux enfants qui ont vécu pleinement dans leur peau leur première relation amoureuse !